mercredi 18 novembre 2009

Mes partitions

C'était inévitable, j'écris de plus en plus de partitions.

Attention, je ne compose pas, je recopie celles que je trouve sur le net, parfois de mauvaise qualité ou j'écris les morceaux que j'ai retrouvé à l'oreille. Et tout cela avec LilyPond bien sur.

Toutes celles qui sont du domaine public, je les mettrai dans mon dossier de partitions sur Box.net. Dossier disponible par le lien Mes Partitions en haut à droite de ce blog. Je ne peux évidemment pas mettre la musique de Dora qui est sous Copyright (mais je n'en ai pas encore faire de partitions de toute manière).

Mais surtout, j'ai réorganisé ce dossier. Avant il y avait 2 sous-dossiers :
  • débutants.
  • intermédiaires.
Difficile de mesurer ce qui est du domaine de l'un ou de l'autre. J'ai donc simplifié la structure du dossier :

  • A la racine, les partitions en pdf pour les plus fainéants
  • un sous-dossiers Sources LilyPond pour trouver tous les sources m'ayant permis de générer les pdf (si ça peut être ludique en plus)
  • un sous-dossier fichiers Guitar Pro, pour conserver ceux que j'avais écrit avec TuxGuitar.
Je sais que c'est utile, surtout Happy Birthday qui reste la raison principale des visites sur ce blog ;-)

mardi 17 novembre 2009

Encore un peu de LilyPond

Je me suis attelé à déchiffrer un certain nombre de choses avec le graveur de partitions. Et notamment l'art de faire des tablatures pour violon assez originales, puisqu'elles incluent le solfège.

Mais que raconte t'il ?

En fait, les notes rythmées sont dessinées comme en solfège, câd les croches sont reliées par une barre, les double croches par 2 barres, etc. Sauf qu'au lei de visualiser les notes sur une portée, on voit les numéros de position sur les cordes.

Donc voici un exemple du domaine public, Irish Washer Woman, en pdf et sa source.

J'ai commenté le source pour expliquer la construction de la tablature/partition.

Il y a en plus 2 astuces que j'ai trouvées fort pratique :

  • La première permet de modifier la taille de la portée. Pour ceux qui débutent en solfège, quand c'est écrit gros, c'est mieux :
Au début du fichier rajouter la ligne suivante

#(set-global-staff-size 25)

Par défaut la taille est à 20. C'est nettement plus confortable à 25.

  • La deuxième permet de générer des fichiers midi corrects avec les reprises jouées :
\score { % Ici on génère le fichier pdf
\staffTabViolon
\layout {}
}
\score { % Ici on génère le fichier midi
\unfoldRepeats % D'où cette directive qui déploie les reprise pour qu'elles soient bien jouées n fois
\staffViolon
\midi {}
}

Et vous voila mieux armés pour écrire vos partitions et/ou tablatures.

Même si je ne veux plus lire les tablatures, mais bien me concentrer sur le solfège, quand j'ai vu cette fonctionnalité, j'ai pensé à ceux qui restent sur cette voie. C'est gratuit, c'est beau et très efficace.


Enfin, une pensée aussi pour ceux qui lisent le solfège, c'est un peu moins technique, mais voici la partition sans tablatures, en pdf et la source.

samedi 7 novembre 2009

Le violon d'amour

non, ce n'est pas une figure de rhétorique, c'est un vrai instrument, sur lequel je suis tombé par hasard.

http://luthiers-huriel.com/julie.maroncles/violon.d.amour.html

Moi ça me laisse rêveur. Il a bien sur un très joli nom, mais on devine aisément que c'est bien plus qu'un joli nom. Un violon avec un son très particuliers, je suppose.

Quelqu'un a t'il déjà entendu la merveille ?

Le solfège et moi

Depuis que je prends des cours, mon aventure est fondamentalement différente, pour moi. Et devient, de plus en plus similaire à celle de tous ceux qui prennent des cours.
Alors évidemment, je pense écrire beaucoup moins souvent sur mes "découvertes" et probablement plus sur les à côtés du violon (si j'ai le temps).

Mais je reviens à mon triste ressenti personnel. Ce qui a été mis en évidence durant mes derniers cours, c'est mon extraordinaire lacune avec le solfège. Lacune qu'inconsciemment je compense par mon oreille (cette fois-ci c'est Amandine qui m'a dit que c'était mon point fort) et par ma mémoire auditive. Il faut le dire, pour l'instant, je suis un dyslexique du solfège. Et c'est ce qui m'handicape le plus à ses cours en ce moment. Je vais donc devoir travailler ma lecture et ma restitution de celle-ci.

Qu'est-ce qui ne va pas ?
1 - Je ne lis pas très vite les notes, beaucoup moins vite que nécessaire pour jouer confortablement.
2 - Je ne lis pratiquement pas les notes qui se jouent sur le corde de Sol ou la corde de Mi.
3 - Ma lecture ryhtmique aussi n'est pas excellente, un gros problème sur les notes pointées et les pauses. Cela ne veut pas dire que je ne peux pas jouer le bon rythme. Je peux le faire, après l'avoir entendu...

Mais plus que cela, comme tout passe par mon oreille, mon vrai problème est que pour l'instant, ce que je lis ne correspond à aucun son (d'où la difficulté de restitution).

Heureusement il y a des solutions que je mets en pratique, mais cela ne va pas assez vite à mon goùt :

1 - la lecture ryhtmique, lire les notes sur leur durée, mais ça me déprime vite.
2 - la lecture en jeu. C'est Amandine qui m'a dit de faire ça, et cet exercice est diablement efficace. Il suffit de prononcer le nom de la note en la jouant, et en la lisant. Exercice qui associe donc, l'écriture, le nom de la note, et le son. Attention toutefois au dièses et bémol, ou alors il faut lire doucement.

Bon malheureusement, je viens de passer une petite semaine de camping au bord de mer, sans mon violon, donc je n'ai pas pu faire l'exercice d'Amandine.
Par contre, j'ai emmené, "J'apprends le violon irlandais" d'Olivier, pour m'entrainer à lire les notes. Je n'ai pas pu m'empêcher de feuilleter et de survoler les techniques à apprendre. Vraiment un bel ouvrage, pour l'instant le meilleur de la série pour moi. Je n'ai pas encore acheté le volume Jazz, chaque chose en son temps, mais si l'analyse d'Olivier est aussi poussée sur le jazz que sur l'irlandais, ça laisse rêveur.
Pour résumer l'ouvrage, tout est basé sur l'ornementation, les coups d'archets, les rolls, etc. Et le tout est dispensé sous forme d'exercices, par style de musique (jigs, hornpipes, reels, etc.), chacun se prétant mieux à telle ou telle ornementation. Bref, si vous travaillez bien, vous ne vous contenterez pas d'aligner des notes, vous y rajouterez une texture plus irlandaise.

lundi 26 octobre 2009

Et deux de plus

J'ai déjà eu 2 autres cours avec Amandine. Je vais tacher de les résumer aussi bien que possible et notamment l'aspect technique. Mais j'aurais du le faire avant, je ne me souviens plus de tout...

Du coup, je vais synthétiser sur les points importants indépendamment de la chronologie.

Le pouce gauche
Il est apparemment mal placé et surtout trop crispé. Et probablement que le placement est à l'origine de la crispation. J'ai tout essayé comme position, essayé de faire comme si je n'avais pas de pouce, mais je finis toujours les morceaux rapides agrippé au manche du violon. Et puis, comme pour mon bras droit, j'ai besoin d'un temps d'adaptation à tout changement de position. Dans le premier cas, je ne trouvais plus mes cordes, là ce sont les notes que j'avais perdu.

Les yeux fermés
A un moment donné m'a demandé d'essayer de jouer les yeux fermés. Ce qui a du sens puisque normalement, on doit jouer en regardant la partition et rien d'autre. Avant le test, j'étais persuadé que ça serait facile, puisque je jouais déjà en lisant plus ou moins. Et bien ça ne l'était pas, mais pas à cause de la main gauche, à cause de la droite. Cet exercice m'a surtout permis de voir mon manque de contrôle de l'archet (qui s'est retrouvé de l'autre côté du chevalet...). Du coup, je me suis entrainé à jouer les yeux fermés tout seul. J'ai même poussé le vice jusqu'à jouer dans le noir total, pour ne même pas avoir le repère de poser l'archet sur les cordes avant de jouer. Et je dois dire que je suis assez content du résultat. C'était des sensations très intéressantes.

Changements de vitesse
Un autre exercice intéressant, mais que je n'ai pas encore repratiqué dans les règles de l'art, consiste à jouer un air avec 3 noires par mesure en jouant la première note détachée et les 2 autres liées, mais bien sur il faut le faire sur 2 mouvements d'archet entiers. Ce donne des accélérations et décélarations de la main droite en conservant un rythme unique de la gauche.

SwallowTail Jig
Amandine m'a demandé de choisir un morceau que nous allions travailler ensemble. J'ai choisi le dernier que j'avais tout juste commencé à découvrir. Et les enjeux sont vites montés. J'ai eu droit à une très satisfaisante explication sur les ryhtmes ternaires et binaires que je ne vous donnerai pas encore, car je ne suis pas sur d'arriver à bien la restituer, pas encore. Et donc, elle m'a demandé d'accentuer (notamment en accélérant le mouvement d'archet sur cette note) la première note de chaque groupe de 3 croches. J'avais déjà fait un test en ce sens avant son cours, mais là, je l'ai mieux senti et compris. Ensuite, on a rejoué inlassablement le même air en boucle en accélérant à chaque passage. Très sympa, même si devant l'enjeu de la suivre, je me suis effondré plusieurs fois sans arriver à reprendre. Au fil du cours, je jouais de plus en plus faux...catastrophique. Je me suis rattrapé tout seul (et notamment en le jouant vite dans le noir), mais j'espère que ça servira à quelque chose et que je ne serais pas lamentable au prochain cours.

Encore des lacunes, plein de choses à apprendre, et je pense que cela va venir, mais ce qui me gène le plus, c'est de devenir gaucher des 2 mains quand je vais en cours...

dimanche 18 octobre 2009

Analyse de mon premier cours

Mon message précédent était assez flou sur ce que j'ai appris.
Je m'étais davantage axé sur l'histoire et le ressenti.
Je vais tacher d'être plus précis cette fois-ci et vous faire comprendre quel genre de mauvaise habitude j'ai acquis tout seul.

Le volume sonore (bras gauche)
Les premières remarques qu'elle m'a faite concernait bien évidemment mes postures notamment liées à la puissance sonore dégagée. Donc, elle a commencé par me faire remarquer que mon bras gauche soutenait peu mon violon. Pour que celui-ci sorte du son, il faut que l'archet exerce une certaine pression sur le violon et que celui-ci lui réponde par une force opposée. Il me faut donc plus de fermeté dans la tenue de mon violon avec ma main gauche (sans éxagération, on parle juste de le soutenir). Néanmoins, quand je vois David Garrett, tourner la tête et lacher des sourires sans cesser de jouer, c'est bien parce que son bras gauche tient le violon à ce moment là.

Le volume sonore (bras droit)
Ensuite, pour que l'archet exerce une pression sur le violon, il faut être en mesure de pousser dessus. Et ce n'est pas compliqué, pour exercer une poussée verticale orientée vers le bas, il faut avoir le coude au dessus de sa main, si ce n'est pas le cas, on tire vers le bas, et la force n'est pas la même. Evidemment, j'ai le défaut de ne pas assez lever le coude. Et d'une manière générale de ne pas assez lever les bras.

Les plans de déplacement de l'archet.
Il y a plusieurs plans sur lesquels l'archet se déplacent. Une infinité entre 2 cordes et un seul qui touche 2 cordes. A l'usage, on est censés n'utiliser que 7 plans, 1 pour chaque corde et les 3 qui permettent de jouer en double-corde. J'en parle parce que ma fainéantise des bras m'a donné une tendance à donner peu d'amplitude à l'ensemble des plans que j'utilise. Cela se perçoit notamment sur les cordes de Sol et de Mi. Là, j'ai travaillé mes rotations d'épaule pour jouer avec plus d'amplitude et notamment à faire passer mon archet dans les motifs prévus à cet effet dans le violon (rotation certainement amplifié à l'extrême pour l'exercice). Et sur la corde de Mi, le coude rentré car il est difficile de le placer au dessus pour pousser, dans ce cas, on tire l'archet vers le bas.

Le parallèlisme
Là, c'est entièrement de ma faute, je n'avais pas assez analysé le mouvement. On m'avait dit que pour bien faire ce fameux parallèlisme, il suffisait de bouger davantage l'avant-bras et pratiquement que lui. C'est le pratiquement qui est important. En fait, si on ne bouge que l'avant-bras sur l'axe du coude, on ne peut pas faire une translation de la main, c'est forcément une rotation. Il faut accompagner cette rotation en ramenant son bras vers la gauche. Le plus simple pour visualiser ce qu'il faut faire est de pousser sa main en ligne droite vers un point devant nous. L'avant bras se déplie et le bras accompagne le mouvement naturellement. Ca parait simple, mais même si j'ai bien compris la théorie, mon mouvement n'est pas encore parfait. Néanmoins, j'ai compris les fondements.

Les longueurs d'archet
Amandine m'a fait jouer sur toute la longueur de l'archet. Exercice que je ne fais jamais, car cela ne semble pas nécessaire. Et évidemment, je joue très mal au talon(grincement) et pas très bien en pointe...Donc, du boulot en perspective.


Un petit bilan
Voila le genre d'habitude que l'on prends quand on est autodidacte, et qui plus est quand on a une famille. Je ne m'étais pas rendu compte que je bridais le son de mon violon. Quand je suis passé de l'électrique (ou certainement je m'amplifiais) à l'acoustique, la différence sonore me suffisait largement. Et bien, je peux faire plus, mais surtout jouer sur beaucoup plus de nuances de volume que je ne me l'autorisais. et une certaine fainéantise naturelle donne donc tout de suite les mouvement les plus minimalistes (je ne dis pas que c'est très mal bien au contraire, ça a du sens, mais....), en évitant de travailler tous les autres et de muscler en fonction d'un objectif lié à la qualité des nuances du jeu.

Enfin pour revenir sur un domaine moins réfléchi. Je sais que j'ai été en dessous de ce que je pouvais faire, j'ai été maladroit, et même parfois, on aurait pu croire que je ne suivais pas ou ne savait rien. Mais se trouver face à quelqu'un de compétent en mesure de juger vos compétences et capacité, peut vous déstabiliser. C'est en vérite très facile de dire que j'ai réussi tel ou tel exercice de la méthode parce que j'ai joué le morceau sans trop de fausses notes. C'est plus dur de le faire devant quelqu'un qui vous observe. Et cela aussi, il faudra que je m'y fasse si je veux progresser et un jour, jouer devant des gens autres que ma femme et mes enfants.

vendredi 16 octobre 2009

Et une nouvelle commence

Pas la peine de faire plus de mystères, j'ai pris ce soir mon premier cours de violon.

Je ne pensais pas que je ferais quelque chose d'exceptionnel pour le 100ème message qui arrivait, d'ailleurs le billet que vous lisez actuellement. Et pourtant, il marque la fin de mon voyage en autodidacte. A partir d'aujourd'hui, je ne pourrais plus jamais dire que j'ai tout appris tout seul.

Si vous avez lu les aventures de Salvatore, et le parcours du combattant qu'il fait pour atteindre la possibilité d'avoir un cours, et bien mon parcours n'a rien à voir.

La semaine dernière, j'ai écrit au conservatoire pour avoir des renseignements, mail à ce jour resté sans réponses. Alors ce matin, j'ai ouvert les deux annuaires, et leur site web, pour ne pas trouver leur numéro de téléphone. J'ai donc fait une recherche sur l'annuaire électronique de l'OPT, et j'ai enfin eu le précieux numéro.
Donc, je les appelle et évidemment, ils ne donnent pas de cours pour les adultes, par contre la secrétaire me donne le numéro de téléphone d'une prof privée qui pourraient donner des cours, même aux adultes.

Je l'ai donc appelée, raconté très brièvement mon histoire. Elle a accepté de me donner des cours à raison de 2 x 1/2 heures, le mercredi et le vendredi. Le plus fort, c'est que j'ai eu mon premier cours aujourd'hui vendredi, soit dans la journée de mon coup de téléphone ;-)

Tout d'abord, j'ai apprécié d'emblée son discours au téléphone. Je lui ai demandé si elle faisait des cours collectifs ou individuels (sachant que pour le coup, je préfèrais être tout seul) et sa réponse était qu'elle attendait avant de mettre ses élèves en cours collectifs qu'ils aient atteint un certain niveau de justesse. J'adhère totalement à ce discours, d'où le choix de la méthode d'Olivier pour moi.

Ensuite quand je suis arrivé, très tendu, je lui ai joué "Erin shore" et elle a paru assez satisfaite de ma prestation. Evidemment, et c'est ce que j'attendais d'elle (Amandine, ça fera moins mystérieux et distant), a décelé pas mal de défaut de postures et particulièrement sur mes mouvements d'archet. Je m'en doutais largement, ayant des difficultés à respecter le fameux parallèlisme. Elle m'a donc fait commencer au début de la méthode qu'elle utilise "Méthode de violon Débutants", de Bruno Garlej et Jean-François Gonzales qu'elle m'a d'ailleurs prété (pendant que moi, je lui filais les 2 premiers volumes de la méthode d'Olivier ;-) )

Et donc, longueur d'archets sur les 4 cordes avec corrections des mouvements. D'ailleurs, petit détail amusant, j'arrive à relacher énormément ma prise en mains de l'archet, mais j'arrive quand même à crisper mon poignet. Et globalement, je manque d'amplitude entre le Sol et le Mi, mon bras est assez fainéant.

Donc voila, j'ai des exercices à faire pour ma prochaine séance en travaillant mes mouvements d'archet.

Pour le coup, je pense pouvoir apprendre un maximum de choses d'Amandine, j'ai vraiment bon espoir pour la suite. Ce qu'il y a d'amusant, c'est que parfois, elle m'a parlé comme à un enfant (ou utilisé des exemples qui conviennent bien à un enfant) et qu'elle m'a dit qu'elle était très contente du travail que j'avais fait tout seul, presque comme si elle était fière de moi.

En tout cas, le courant est bien passé. Il me semble qu'elle m'a accepté comme élève et moi, je l'ai accepté comme professeur. Donc, ça commence bien...cette nouvelle histoire.